Un site rapide, bien construit, qui correspond à votre image : c'est déjà un vrai travail. Mais ce travail ne sert à rien si personne ne tombe dessus. Pendant longtemps, la question tenait en une phrase : être bien placé sur Google. Aujourd'hui, une partie des gens pose sa question à ChatGPT, à Perplexity ou à Gemini, et attend une réponse directe plutôt qu'une liste de liens.

Je construis mes sites pour ces deux usages. Dans cet article, je détaille comment ça fonctionne concrètement, ce que je mets en place, et ce que ça donne en mesures.

Avoir un site ne suffit pas

C'est une idée reçue : une fois le site en ligne, le travail serait terminé. En réalité, un site qui n'est pas pensé pour être trouvé reste invisible, même s'il est magnifique. Un internaute dépasse rarement les premières réponses, qu'il vienne de Google ou d'une IA. Si votre site n'y figure pas, il n'existe pas pour lui.

C'est pour ça que je n'aborde jamais un site uniquement sous l'angle visuel. Dès la conception, je pose des fondations qui aident le site à être lu, compris et repris, par Google comme par les outils d'intelligence artificielle.

Le SEO : les fondations

Le SEO (Search Engine Optimization, ou référencement naturel) reste le socle de toute visibilité. C'est ce qui permet à un moteur de recherche de comprendre, d'indexer et de positionner vos pages. Sur chaque site, j'intègre systématiquement :

  1. Une structure de page claire : titres hiérarchisés, balises sémantiques.
  2. Des balises title et meta description rédigées page par page, et non générées automatiquement.
  3. Des attributs alt sur les images, utiles pour le référencement et pour l'accessibilité.
  4. Un temps de chargement optimisé : images en WebP, compression, mise en cache.
  5. Des données structurées Schema.org, dont je reparle plus bas.

Ce sont des fondamentaux, mais ils sont trop souvent négligés. Un site lent ou mal structuré, aussi joli soit-il, part avec un vrai désavantage.

Le GEO : comment une IA choisit ses sources

Le GEO (Generative Engine Optimization) désigne le fait de rendre votre contenu exploitable par les IA qui répondent aux questions. Pour comprendre ce qu'il faut optimiser, il faut comprendre, en simplifiant, ce qui se passe quand vous posez une question à une IA connectée au web :

  1. Elle lance une ou plusieurs recherches à partir de votre question.
  2. Elle récupère des pages et les découpe en passages.
  3. Elle retient les passages qui répondent le mieux à la question.
  4. Elle rédige une réponse à partir de ces passages, et cite parfois ses sources.

Il n'y a donc pas de mot-clé magique. Trois conditions techniques doivent être réunies pour que votre site ait une chance d'être repris :

  1. Le robot doit pouvoir lire la page. Beaucoup de robots d'exploration n'exécutent pas, ou mal, le JavaScript. Un contenu qui n'apparaît qu'après chargement dans le navigateur peut leur rester invisible.
  2. Le passage doit se suffire à lui-même. Une IA extrait un bloc court. S'il faut avoir lu le paragraphe précédent pour le comprendre, il sera écarté.
  3. Le robot doit comprendre de qui on parle. Une entreprise, une personne, un service : plus ces éléments sont identifiés sans ambiguïté, plus il est facile de vous associer à un sujet.

Je précise une chose : personne ne peut garantir d'être cité par une IA. Ce que je peux faire, c'est supprimer les obstacles techniques et rendre le contenu le plus simple possible à reprendre.

Ce que je mets en place, concrètement

1. Un contenu lisible dès le premier chargement

Le texte, les titres et les liens sont présents dans le HTML envoyé par le serveur, sans dépendre d'un script pour s'afficher. C'est la base : ce qu'un robot ne voit pas, il ne peut pas le citer. J'y ajoute un sitemap à jour et un fichier robots.txt vérifié.

Ce fichier robots.txt mérite une attention particulière. Chaque éditeur d'IA a ses propres robots (GPTBot et OAI-SearchBot pour OpenAI, PerplexityBot, ClaudeBot pour Anthropic, par exemple), et il suffit d'une règle de blocage oubliée, parfois ajoutée par défaut par un outil de sécurité, pour disparaître des réponses.

2. Des passages faits pour être cités

Je rédige les pages en pensant en blocs : une question claire en titre, une réponse directe dans les deux ou trois phrases qui suivent, puis le détail. Une page de service qui commence par « Ce que je fais, pour qui, à quel prix » se laisse découper bien plus facilement qu'un long texte d'introduction.

3. Des données structurées Schema.org

Les données structurées sont un bloc de code invisible pour le visiteur, placé dans la page au format JSON-LD. Il dit aux machines, dans un vocabulaire normalisé, ce qu'est chaque élément de la page. Les types que j'utilise le plus :

  1. Organization : qui vous êtes. Nom, logo, coordonnées, et surtout les liens vers vos profils officiels (propriété sameAs), qui permettent de relier votre site à vos pages LinkedIn, Instagram ou à votre fiche établissement.
  2. WebSite : l'identité du site lui-même, rattachée à l'organisation.
  3. Article ou BlogPosting : pour un article, son auteur, sa date de publication et sa date de mise à jour.
  4. Service et Offer : ce que vous vendez, et dans quelles conditions.
  5. FAQPage : une liste de questions et de leurs réponses.
  6. BreadcrumbList : la place de la page dans l'arborescence du site.

Voici à quoi ressemble un bloc Organization, volontairement simplifié :

{
  "@context": "https://schema.org",
  "@type": "Organization",
  "name": "Nom de l'entreprise",
  "url": "https://exemple.fr",
  "logo": "https://exemple.fr/logo.png",
  "sameAs": [
    "https://www.linkedin.com/company/exemple",
    "https://www.instagram.com/exemple"
  ]
}

Une règle que je respecte toujours : le balisage doit refléter ce qui est réellement affiché sur la page. Déclarer dans le code une FAQ qui n'existe pas à l'écran n'aide personne, et peut être sanctionné.

4. Une FAQ réelle, pas décorative

La FAQ est le format le plus naturel pour une IA : une question, une réponse, un bloc autonome. Google a réduit l'affichage des FAQ enrichies dans ses résultats, mais cela ne change rien à leur intérêt pour les IA. Je les écris à partir des vraies questions que posent vos clients, et je les balise avec FAQPage.

5. Une identité cohérente partout

Même nom, même description, mêmes coordonnées sur votre site, votre fiche Google, vos réseaux. Quand les sources se recoupent, une IA a davantage confiance. Quand elles se contredisent, elle hésite, ou passe à un autre prestataire.

Ce que ça donne en mesures

Je mesure mes sites avec PageSpeed Insights, l'outil de Google. Sur les sites que je construis, j'obtiens :

  1. 90 et plus en performance sur mobile, 99 à 100 sur ordinateur.
  2. 100 en accessibilité, en bonnes pratiques et en SEO.
  3. 3 sur 3 dans la catégorie navigation agentique, qui évalue si un site est exploitable par des agents IA.

Résultats PageSpeed d'une page montée avec aY/flow

Un score n'est pas un objectif en soi. Mais il révèle l'essentiel : un code propre, des pages légères, une structure lisible. Ce sont exactement les qualités qui rendent un site facile à explorer, pour Google comme pour les IA.

Ces scores ne tombent pas du ciel. Je soigne l'accessibilité dès la conception : contrastes vérifiés pour que la lecture reste confortable, hiérarchie de titres cohérente, textes alternatifs sur les images. Côté poids, chaque image est redimensionnée à la taille réellement affichée et convertie en WebP. Un site agréable à lire et léger à charger sert à la fois les visiteurs, Google et les IA.

aY/flow : un CMS abordable, pas un CMS au rabais

J'ai créé mon propre CMS, aY/flow. Il est conçu dès l'origine pour le SEO et le GEO : HTML propre, balises rédigées par page, données structurées générées, images optimisées. Et il reste abordable, parce que je ne vous fais pas payer une usine à gaz dont vous n'avez pas besoin. L'offre Site Essentiel est pensée pour les TPE qui veulent un site vitrine rapide et visible sans budget d'agence.

Un point me semble important : ce n'est pas le CMS qui fait le résultat. Quand je monte un site entièrement à la main, sans CMS, j'obtiens les mêmes scores. Ce qui compte, c'est la méthode et la rigueur, pas l'outil.

L'IA entre de mauvaises mains

Je livre des sites optimisés, puis ils vivent leur vie. Et ce que le client y ajoute ensuite peut défaire en quelques minutes ce que j'ai passé du temps à régler.

Les cas les plus fréquents n'ont rien à voir avec l'IA : des plugins ajoutés sans mesurer leur impact, des images téléversées en très grand format, des PNG de plusieurs mégaoctets là où un WebP léger suffirait. Chacun de ces gestes pèse sur la vitesse, et leur cumul suffit à faire chuter un score.

J'ai aussi rencontré un cas où l'IA a été utilisée pour générer le code des pages, collé ensuite tel quel. Ce code ajoutait du CSS en trop, et les images insérées n'avaient plus d'attribut alt. Résultat : un site livré à plus de 90 est tombé à environ 50 en performance sur certaines pages, et l'accessibilité et les bonnes pratiques sont descendues à 80. À l'écran, tout semblait fonctionner, et c'est justement le piège : la dégradation ne se voit pas, elle se mesure.

L'IA est un excellent outil pour quelqu'un qui sait ce qu'il demande et qui vérifie ce qu'il reçoit. Sans cela, elle produit du code qui marche en apparence et abîme le reste. Mon conseil est simple : mesurez avant, mesurez après, et faites relire par quelqu'un du métier avant de mettre en ligne.

Ce n'est pas qu'une question de vitesse. Un site alourdi ou mal structuré devient aussi plus difficile à explorer pour Google et pour les robots des IA. Le paradoxe est cruel : utiliser une IA pour modifier son site peut le rendre moins visible… pour les IA.

Résultats dégradés par un client

Ce qui est inclus, et ce qui se devise à part

Je préfère être clair sur ce point. Sur chaque site que je crée, les fondamentaux sont intégrés sans supplément :

  1. Structure de page claire et hiérarchisée, contenu présent dans le HTML.
  2. Balises title et meta description rédigées sur mesure.
  3. Attributs alt sur les images.
  4. Optimisation du temps de chargement (WebP, compression, cache).
  5. Données structurées Schema.org de base : Organization, WebSite, fil d'Ariane, et FAQ lorsque la page s'y prête.

En revanche, une vraie stratégie de visibilité est un métier à part entière, qui demande du temps. Cela concerne par exemple un maillage interne approfondi, une stratégie de contenu construite autour de pages piliers et de sous-pages thématiques, l'obtention de liens entrants de qualité, ou le suivi actif de votre présence dans les réponses des IA. Ce travail se devise séparément, selon vos objectifs et votre secteur.

Je pose des fondations solides sur chaque site que je livre. Une vraie stratégie de visibilité reste un projet à part, qui mérite d'être pensé comme tel.

Envie d'en discuter ?

Si vous avez un projet de site, ou si vous vous demandez où en est votre visibilité, sur Google comme dans les réponses des IA, n'hésitez pas à me contacter.